Diptique tables A contre-temps

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Inspiration

cartographie, maquettes de site

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Il s'agit de fabriquer une table pour l'épicerie A contre-temps située au beau milieu de l'île de Nantes, 15 rue de la tour d'Auvergne. Les tables sont de facture la plus simple possible, de manière à mettre en avant la gravure qui sera faite sur le plan de travail, réalisée dans les locaux de plateforme C. La table possède donc une structure classique sous la forme d'un cintre, sur le quel on peux monter et démonter les pieds. A l'ensemble est vissé le plan de travail, composé d'un tablier sous la forme d'une planche de CP 15mm sur le quel sont juxtaposées des chutes de bois pour plan de travail (CLT). Sur le plan de travail est gravé une vue axonométrique de l'île de Nantes.


1 Dessin de l'île de Nantes

J'ai donc réalisé une série de captures d'écrans sur googlemaps en vue inclinée à 45 degrés, je les ai assemblé de manière à avoir une photographie détaillée de l'île de Nantes capable de couvrir la surface de mes deux tables (2800mm x 700mm). Ensuite j'ai ouvert l'image avec le logiciel Illustration pour redessiner à l'aide de l'outil plume le contour des bâtiments, des voies de circulations et des berges de la Loire. J'ai enfin réalisé une légende et indiqué la position des principaux sites touristiques présents sur l’île, en leurs donnant un titre et en détaillant leurs géométrie. Le dessin mesure 1400 mm de long, soit la dimension maximale que la table peux graver, les tables étant plus grandes un cadre de 40 mm a été ajouté pour faire rentrer le dessin dans les capacités de la découpeuse laser. Comme la carte se décompose en deux parties il a y a toujours un bord de table sur le quel il n'y a pas de marge. Ainsi il a fallu pour chacune des deux tables faire correspondre ce bord avec l’origine de la machine. Une table a donc été gravée normalement, l'autre en mettant le fichier à l'envers pour faire correspondre les deux origines.

2 difficultés de dessin/génération du gcode.

La surface à graver comprend deux plans de travail d'une surface de 1400mm x 700mm, la quantité de traits présents sur le fichier rend la génération du gcode une étape fastidieuse et lourde pour l'extension qui génère le gcode. A cause de ces lenteurs, j'ai été contraint de simplifier mon fichier de la manière suivante : - suppression de tout les chemins dessinés en pointillés ou reprenant un motif. - suppression d'une bonne partie des chemins présents à l'extérieur de l'île de Nantes. - la séparation du dessin en plusieurs fichiers correspondant à un type de trait.

De plus la quantité de courbes dessinées ainsi que leurs rayon parfois très grand a généré une quantité importantes d'erreurs d'écriture. Le fait qu'elles ai été dessinées dans illustrator puis ouvert sous inkscape n'a pas arrangé la situation. Identifiables par le sympole R dans le gécode, elles génèrent des décalages lors de la gravure pouvant aller jusqu'à plusieurs centimètres. Une des solutions a été d'identifier une à une les courbes buguées dans le gcode et de modifier la courbure de chacune de manière à ce qu'elles génèrent un Gcode propre. Une procédure longue qui m'a demandé plusieurs heures de travail. Quand bien même, des R sont réapparus lors de la génération du gcode, pour régler définitivement le problème j'ai opté pour une suppression des dernières lignes fautives à la main directement dans le gcode. Malgré tout ce travail de nettoyage des décalages variant de 0 à 3 mm sont apparus lors de la gravure, possiblement due à la suppression à la main des lignes de code.

Enfin, le dessin produit dans les logiciels vectoriels était trop détaillé. Les points espacés de moins de 0.7mm (à vérifier) ne peuvent pas être compilés par l'extension smoothie. En effet la précision d'un pas de déplacement pour les moteurs qui guident le laser ne peux pas dépasser cette valeur. Pour corriger ce problème, il a fallu simplifier les chemins tracés sur illustrator, ce dernier possède en effet à ma connaissance un outil de simplification des tracés plus avancé que inkskape. La qualité de la simplification avec la quantité d'information perdue qu'elle entraine est paramétrable sous illustrator contrairement à inkskape (toujours à ma connaissance, limitée dans inkskape).

3 série de tests :

Le plan de travail de ma table mesure 22mm d'épaisseur, il est donc trop épais pour passer sous le laser. Pour pouvoir graver correctement, on a donc du abaisser la hauteur du plateau avec la commande jog de la machine, de 22mm, pour définir la surface du plan de travail comme le nouveau 0 sur l'axe z. Ainsi les tests ont pu commencé, ils ont eu pour mission :

De vérifier par un test machine qu'aucune erreur d'écriture dans le fichier gcode était présente (cela n'a pas suffit) De vérifier que les différents fichiers de gravure correspondant à des épaisseurs de trait différentes ce superposaient parfaitement De paramétrer les différentes épaisseurs de trait applicable à chaque fichier.

Le principal problème rencontré vient du fait que ma surface de gravure était constituée d'une série de planches issues de la récupération. Un décalage était présent entre chaque planche de bois qui, du au variations de températures, ont gondolées, créant des variations de l'ordre de 1mm. De plus, certaines épaisseurs assez fines passaient entre les rails destinés à supporter la surface de gravure. Une solution pour régler ces problèmes à été d'une part l'ajout de bandes d’adhésif TESA horizontales, d'autre par l'ajout de cales pour contre balancer les effets du gondolement. Il a été assez compliqué de joindre parfaitement chacune des plaques du plan de travail.

4 gravure :

La gravure s'est déroulée sans problème hormis le décalage souligné dans le paragraphe 1. Le temps de gravure a été de 4 heures.