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	<title>fablabo - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-05-30T02:21:11Z</updated>
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		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=34832</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
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		<updated>2021-06-16T21:10:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir également [https://www.editions-ulmer.fr/editions-ulmer/diagnostic-et-soins-des-plantes-au-jardin-nouvelle-edition-revue-et-augmentee-maladies-et-ravageurs-champignons-insectes-nematodes-acariens-diagnostics-des-plantes-arbres-arbustes-fruitiers-legumes-gazon--349-cl.htm diagnostic &amp;amp; soins des plantes au jardin]  des éditions Ulmer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment). Autres références: Chapitre 4 du  &#039;&#039;&#039;Bio Grow Book&#039;&#039;&#039; de &lt;br /&gt;
Karel Schelfhout &amp;amp; Michiel Panhuysen, entre autres la page 129 consacré au Bokashi. Cette dernière méthode est parfois critiqué pour le déplacement à grandes distances de germes &#039;&#039;&#039;étrangers&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* L&#039;utilisation des préparations biodynamiques 500 sur les sols contaminées par la radio activité, permettrait de baisser rapidement le taux de radionucléides dans le sol. source: entretien oral avec Simon Nicolon, diplômé du centre de biodynamie d&#039;Obernai.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Méthodes d&#039;analyse en cours de test =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Méthodes d&#039;analyse en cours de développement =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
*[http://etherpad.pingbase.net/lafraise-cadmium-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
*[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plantes-bioindicatrices Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-voltametrie Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-spectrometrie Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-hack Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;br /&gt;
*[https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/sol/publications-etudes/publications/sols-pollues-evaluation-menace-mesures-protection.html Manuel d&#039;évaluation du risque lié à la pollution du sol] édité par la Confédération Helvétique, et cité lors de la rencontre lausannoise [https://www.sauvageons-en-ville.ch/rencontre/carottes-en-terrain-mine-2/?fbclid=IwAR3eKqPK_Wi5btKY_trfRkJHwbHGzbQKVvKxlqPCOBMgnH63f5cyA84SNvw Carottes en terrain miné]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_pH_du_sol&amp;diff=26866</id>
		<title>Analyse du pH du sol</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_pH_du_sol&amp;diff=26866"/>
		<updated>2017-04-21T15:16:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Introduction=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont présentées ici trois méthodes pour tester le pH d&#039;un sol soi-même, le point de départ étant [http://fr.wikihow.com/tester-le-pH-de-votre-sol ce protocole]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le pH du sol est inférieur à 7, on s&#039;expose dangereusement à la pollution au plomb (très répandue en ville) en consommant des légumes produits sur un sol urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tests de pH présentés ici ont été effectués sur des échantillons de terre prélevés à Jardin C par les participant.e.s à l&#039;atelier de recherche ouverte sur le kit d&#039;analyse du sol du 21 avril 2017, animé par Michka Mélo et Thomas Bernardi à Plateforme C dans le cadre du programme de recherche &amp;quot;agriculture urbaine &amp;amp; fablabs&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une page Fablabo complète sur les analyses du sol à faire soi-même se trouve [[Analyse_du_sol_à_faire_soi_même|ici]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Papier pH=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Voir protocole en introduction.&lt;br /&gt;
* Le papier pH a été trouvé à Castorama.&lt;br /&gt;
* Pas dispo en droguerie.&lt;br /&gt;
* Serait dispo en pharmacie, mais cher.&lt;br /&gt;
* Serait dispo en jardinerie.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Voir protocole en introduction.&lt;br /&gt;
* Pour la verrerie, nous avons utilisé des verres de la ressourcerie.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Tout rincer avec de l&#039;eau distillée et non l&#039;eau du robinet.&lt;br /&gt;
* Utiliser un agitateur par échantillon, sinon risque de cross-pollution.&lt;br /&gt;
* Préférer un agitateur en verre, éviter le métal.&lt;br /&gt;
* Préférer des contenants en verre, éviter le métal.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* L&#039;eau déminéralisée apparaît acide - pH 6.6 ou inférieur.&lt;br /&gt;
* Deux sols (sols I et II), dont un argileux (sol II), apparaissent acide, le troisième (sol III) apparaissant légèrement basique.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* L&#039;eau distillée d&#039;après Wikipedia a un pH de 5,4, à cause du CO2 qui y est dissoud.&lt;br /&gt;
* Ou alors la bandelette est foireuse ? Corrigée à cause de certains composés sensés être présents dans la piscine et pouvant altérer la couleur ?&lt;br /&gt;
=Vinaigre et bicarbonate=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Voir le protocole cité en introduction.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Voir le protocole cité en introduction.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Voir le protocole cité en introduction.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Un sol (sol III) bulle bien au vinaigre - celui qui était basique au départ.&lt;br /&gt;
* Un autre (sol II) bulle un peu au vinaigre.&lt;br /&gt;
* Le troisième (sol I) ne bulle pas au vinaigre, on le tente donc au bicarbonate, mais il ne bulle pas des masses. Il doit être neutre.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Ces résultats sont consistants avec ceux précédemment obtenus au papier pH.&lt;br /&gt;
=Chou rouge=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Voir le protocole cité en introduction.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Voir le protocole cité en introduction.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Voir le protocole cité en introduction.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Beau vert du côté du bicarbonate.&lt;br /&gt;
* Beau rose cranberry du côté du vinaigre.&lt;br /&gt;
* Plutôt violet sombre sur nos trois sols, peut-être un peu moins sur le sol II argileux.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* La couleur du sol perturbe la lecture de la couleur du jus de chou rouge.&lt;br /&gt;
* Faire du papier pH maison imbibé de jus de chou rouge et l&#039;utiliser comme du papier pH. C&#039;est sensé marcher (manuel vu sur internet).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_colorim%C3%A9trique_du_plomb&amp;diff=26817</id>
		<title>Analyse colorimétrique du plomb</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_colorim%C3%A9trique_du_plomb&amp;diff=26817"/>
		<updated>2017-04-21T13:24:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=Performance de la méthode=&lt;br /&gt;
==Niveau de précision de la méthode==&lt;br /&gt;
* Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Accessibilité des consommables et des équipements==&lt;br /&gt;
* Les utilisat.eur.rice.s ont ils/elles facilement accès aux consommables et équipements nécessaires ?&lt;br /&gt;
==Coût==&lt;br /&gt;
* Le coût de cette méthode est-il approprié par rapport aux moyens des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Niveau de compétences nécessaire==&lt;br /&gt;
* Cette méthode est-elle adaptable au niveau de compétences des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Temps nécessaire==&lt;br /&gt;
* Le temps nécessaire pour effectuer la méthode est-il en adéquation avec le temps dont les utilisat.eur/rice.s disposent ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Manuel de la méthode=&lt;br /&gt;
==Matériel nécessaire==&lt;br /&gt;
===Consommables===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités, et où on peut les trouver.&lt;br /&gt;
===Equipement===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
==Protocole==&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes à effectuer pour faire le test.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_colorim%C3%A9trique_du_plomb&amp;diff=26816</id>
		<title>Analyse colorimétrique du plomb</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_colorim%C3%A9trique_du_plomb&amp;diff=26816"/>
		<updated>2017-04-21T13:19:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&#039;&#039;&#039;Texte en gras&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Performance de la méthode=&lt;br /&gt;
==Niveau de précision de la méthode==&lt;br /&gt;
* Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Accessibilité des consommables et des équipements==&lt;br /&gt;
* Les utilisat.eur.rice.s ont ils/elles facilement accès aux consommables et équipements nécessaires ?&lt;br /&gt;
==Coût==&lt;br /&gt;
* Le coût de cette méthode est-il approprié par rapport aux moyens des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Niveau de compétences nécessaire==&lt;br /&gt;
* Cette méthode est-elle adaptable au niveau de compétences des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Temps nécessaire==&lt;br /&gt;
* Le temps nécessaire pour effectuer la méthode est-il en adéquation avec le temps dont les utilisat.eur/rice.s disposent ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Manuel de la méthode=&lt;br /&gt;
==Matériel nécessaire==&lt;br /&gt;
===Consommables===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités, et où on peut les trouver.&lt;br /&gt;
===Equipement===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
==Protocole==&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes à effectuer pour faire le test.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26790</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26790"/>
		<updated>2017-04-20T14:28:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Méthodes d&amp;#039;analyse en cours de développement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Méthodes d&#039;analyse en cours de test =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Méthodes d&#039;analyse en cours de développement =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
*[http://etherpad.pingbase.net/lafraise-cadmium-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
*[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plantes-bioindicatrices Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-voltametrie Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-spectrometrie Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-hack Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26789</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26789"/>
		<updated>2017-04-20T14:28:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Méthodes d&#039;analyse en cours de test =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Méthodes d&#039;analyse en cours de développement =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
*[http://etherpad.pingbase.net/lafraise-cadmium-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
*[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plantes-bioindicatrices Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-voltametrie Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-spectrometrie Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-hack Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26788</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26788"/>
		<updated>2017-04-20T14:26:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Atelier du 21 avril */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
*[http://etherpad.pingbase.net/lafraise-cadmium-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
*[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plantes-bioindicatrices Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-voltametrie Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-spectrometrie Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-hack Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26786</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26786"/>
		<updated>2017-04-19T18:37:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Voltamétrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
*[http://etherpad.pingbase.net/lafraise-cadmium-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
*[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plantes-bioindicatrices Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-voltametrie Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-spectrometrie Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-hack Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26784</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26784"/>
		<updated>2017-04-19T18:36:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Spectrométrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
*[http://etherpad.pingbase.net/lafraise-cadmium-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
*[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plantes-bioindicatrices Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-voltametrie Voltamétrie]&lt;br /&gt;
* [[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-spectrometrie Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-hack Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26783</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26783"/>
		<updated>2017-04-19T18:35:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
*[http://etherpad.pingbase.net/lafraise-cadmium-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
*[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plantes-bioindicatrices Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-voltametrie Voltamétrie]&lt;br /&gt;
* [[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-hack Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26782</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26782"/>
		<updated>2017-04-19T18:34:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Voltamétrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
*[http://etherpad.pingbase.net/lafraise-cadmium-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
*[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plantes-bioindicatrices Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-voltametrie Voltamétrie]&lt;br /&gt;
* [[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26781</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26781"/>
		<updated>2017-04-19T18:33:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Plantes bio-indicatrices */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
*[http://etherpad.pingbase.net/lafraise-cadmium-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
*[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plantes-bioindicatrices Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26780</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26780"/>
		<updated>2017-04-19T18:32:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Analyse colorimétrique du cadmium */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
*[http://etherpad.pingbase.net/lafraise-cadmium-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
*[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26778</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26778"/>
		<updated>2017-04-19T18:30:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Analyse colorimétrique du plomb */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
* [http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
* [[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26777</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26777"/>
		<updated>2017-04-19T18:30:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Analyse colorimétrique du plomb */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
[http://etherpad.pingbase.net/lafraise-plomb-couleur Journal de recherche]&lt;br /&gt;
[[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Plantes_bio-indicatrices&amp;diff=26775</id>
		<title>Plantes bio-indicatrices</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Plantes_bio-indicatrices&amp;diff=26775"/>
		<updated>2017-04-19T18:21:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Performance de la méthode=&lt;br /&gt;
==Niveau de précision de la méthode==&lt;br /&gt;
* Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Accessibilité des consommables et des équipements==&lt;br /&gt;
* Les utilisat.eur.rice.s ont ils/elles facilement accès aux consommables et équipements nécessaires ?&lt;br /&gt;
==Coût==&lt;br /&gt;
* Le coût de cette méthode est-il approprié par rapport aux moyens des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Niveau de compétences nécessaire==&lt;br /&gt;
* Cette méthode est-elle adaptable au niveau de compétences des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Temps nécessaire==&lt;br /&gt;
* Le temps nécessaire pour effectuer la méthode est-il en adéquation avec le temps dont les utilisat.eur/rice.s disposent ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Manuel de la méthode=&lt;br /&gt;
==Matériel nécessaire==&lt;br /&gt;
===Consommables===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités, et où on peut les trouver.&lt;br /&gt;
===Equipement===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
==Protocole==&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes à effectuer pour faire le test.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Liste de plantes bio-indicatrices et des polluants qu&#039;elles détectent=&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=L%C3%A9gumes_de_qualit%C3%A9_en_ville_par_le_hack&amp;diff=26774</id>
		<title>Légumes de qualité en ville par le hack</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=L%C3%A9gumes_de_qualit%C3%A9_en_ville_par_le_hack&amp;diff=26774"/>
		<updated>2017-04-19T18:19:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : Page créée avec « * Garder à l&amp;#039;esprit...    * Niveau de précision de la méthode    * Accessibilité des consommables et des équipements    * Coût    * Niveau de compétences nécessair... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;* Garder à l&#039;esprit...&lt;br /&gt;
   * Niveau de précision de la méthode&lt;br /&gt;
   * Accessibilité des consommables et des équipements&lt;br /&gt;
   * Coût&lt;br /&gt;
   * Niveau de compétences nécessaire&lt;br /&gt;
   * Temps nécessaire&lt;br /&gt;
*... en sélectionnant les stratégies &amp;quot;hack&amp;quot;.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26773</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26773"/>
		<updated>2017-04-19T18:16:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Légumes_de_qualité_en_ville_par_le_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
[http://www.example.com/ titre du lien]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Spectrom%C3%A9trie&amp;diff=26772</id>
		<title>Spectrométrie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Spectrom%C3%A9trie&amp;diff=26772"/>
		<updated>2017-04-19T18:15:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : Page créée avec « =Performance de la méthode= ==Niveau de précision de la méthode== * Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Performance de la méthode=&lt;br /&gt;
==Niveau de précision de la méthode==&lt;br /&gt;
* Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Accessibilité des consommables et des équipements==&lt;br /&gt;
* Les utilisat.eur.rice.s ont ils/elles facilement accès aux consommables et équipements nécessaires ?&lt;br /&gt;
==Coût==&lt;br /&gt;
* Le coût de cette méthode est-il approprié par rapport aux moyens des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Niveau de compétences nécessaire==&lt;br /&gt;
* Cette méthode est-elle adaptable au niveau de compétences des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Temps nécessaire==&lt;br /&gt;
* Le temps nécessaire pour effectuer la méthode est-il en adéquation avec le temps dont les utilisat.eur/rice.s disposent ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Manuel de la méthode=&lt;br /&gt;
==Matériel nécessaire==&lt;br /&gt;
===Consommables===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités, et où on peut les trouver.&lt;br /&gt;
===Equipement===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
==Protocole==&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes à effectuer pour faire le test.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Voltam%C3%A9trie&amp;diff=26771</id>
		<title>Voltamétrie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Voltam%C3%A9trie&amp;diff=26771"/>
		<updated>2017-04-19T18:15:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : Page créée avec « =Performance de la méthode= ==Niveau de précision de la méthode== * Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Performance de la méthode=&lt;br /&gt;
==Niveau de précision de la méthode==&lt;br /&gt;
* Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Accessibilité des consommables et des équipements==&lt;br /&gt;
* Les utilisat.eur.rice.s ont ils/elles facilement accès aux consommables et équipements nécessaires ?&lt;br /&gt;
==Coût==&lt;br /&gt;
* Le coût de cette méthode est-il approprié par rapport aux moyens des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Niveau de compétences nécessaire==&lt;br /&gt;
* Cette méthode est-elle adaptable au niveau de compétences des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Temps nécessaire==&lt;br /&gt;
* Le temps nécessaire pour effectuer la méthode est-il en adéquation avec le temps dont les utilisat.eur/rice.s disposent ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Manuel de la méthode=&lt;br /&gt;
==Matériel nécessaire==&lt;br /&gt;
===Consommables===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités, et où on peut les trouver.&lt;br /&gt;
===Equipement===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
==Protocole==&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes à effectuer pour faire le test.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Plantes_bio-indicatrices&amp;diff=26770</id>
		<title>Plantes bio-indicatrices</title>
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		<updated>2017-04-19T18:15:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : Page créée avec « =Performance de la méthode= ==Niveau de précision de la méthode== * Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Performance de la méthode=&lt;br /&gt;
==Niveau de précision de la méthode==&lt;br /&gt;
* Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Accessibilité des consommables et des équipements==&lt;br /&gt;
* Les utilisat.eur.rice.s ont ils/elles facilement accès aux consommables et équipements nécessaires ?&lt;br /&gt;
==Coût==&lt;br /&gt;
* Le coût de cette méthode est-il approprié par rapport aux moyens des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Niveau de compétences nécessaire==&lt;br /&gt;
* Cette méthode est-elle adaptable au niveau de compétences des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Temps nécessaire==&lt;br /&gt;
* Le temps nécessaire pour effectuer la méthode est-il en adéquation avec le temps dont les utilisat.eur/rice.s disposent ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Manuel de la méthode=&lt;br /&gt;
==Matériel nécessaire==&lt;br /&gt;
===Consommables===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités, et où on peut les trouver.&lt;br /&gt;
===Equipement===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
==Protocole==&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes à effectuer pour faire le test.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_colorim%C3%A9trique_du_cadmium&amp;diff=26769</id>
		<title>Analyse colorimétrique du cadmium</title>
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		<updated>2017-04-19T18:07:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : Page créée avec « =Performance de la méthode= ==Niveau de précision de la méthode== * Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Performance de la méthode=&lt;br /&gt;
==Niveau de précision de la méthode==&lt;br /&gt;
* Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Accessibilité des consommables et des équipements==&lt;br /&gt;
* Les utilisat.eur.rice.s ont ils/elles facilement accès aux consommables et équipements nécessaires ?&lt;br /&gt;
==Coût==&lt;br /&gt;
* Le coût de cette méthode est-il approprié par rapport aux moyens des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Niveau de compétences nécessaire==&lt;br /&gt;
* Cette méthode est-elle adaptable au niveau de compétences des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Temps nécessaire==&lt;br /&gt;
* Le temps nécessaire pour effectuer la méthode est-il en adéquation avec le temps dont les utilisat.eur/rice.s disposent ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Manuel de la méthode=&lt;br /&gt;
==Matériel nécessaire==&lt;br /&gt;
===Consommables===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités, et où on peut les trouver.&lt;br /&gt;
===Equipement===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
==Protocole==&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes à effectuer pour faire le test.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_colorim%C3%A9trique_du_plomb&amp;diff=26768</id>
		<title>Analyse colorimétrique du plomb</title>
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		<updated>2017-04-19T18:05:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Performance de la méthode=&lt;br /&gt;
==Niveau de précision de la méthode==&lt;br /&gt;
* Cette méthode a-t-elle le niveau de précision nécessaire pour répondre aux besoins des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Accessibilité des consommables et des équipements==&lt;br /&gt;
* Les utilisat.eur.rice.s ont ils/elles facilement accès aux consommables et équipements nécessaires ?&lt;br /&gt;
==Coût==&lt;br /&gt;
* Le coût de cette méthode est-il approprié par rapport aux moyens des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Niveau de compétences nécessaire==&lt;br /&gt;
* Cette méthode est-elle adaptable au niveau de compétences des utilisat.eur/rice.s ?&lt;br /&gt;
==Temps nécessaire==&lt;br /&gt;
* Le temps nécessaire pour effectuer la méthode est-il en adéquation avec le temps dont les utilisat.eur/rice.s disposent ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Manuel de la méthode=&lt;br /&gt;
==Matériel nécessaire==&lt;br /&gt;
===Consommables===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités, et où on peut les trouver.&lt;br /&gt;
===Equipement===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
==Protocole==&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes à effectuer pour faire le test.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_colorim%C3%A9trique_du_plomb&amp;diff=26767</id>
		<title>Analyse colorimétrique du plomb</title>
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		<updated>2017-04-19T18:00:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : Page créée avec « =Performance de la méthode= ==Niveau de précision de la méthode== ==Accessibilité des consommables et des équipements== ==Coût== ==Niveau de compétences nécessaire... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Performance de la méthode=&lt;br /&gt;
==Niveau de précision de la méthode==&lt;br /&gt;
==Accessibilité des consommables et des équipements==&lt;br /&gt;
==Coût==&lt;br /&gt;
==Niveau de compétences nécessaire==&lt;br /&gt;
==Temps nécessaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Manuel de la méthode=&lt;br /&gt;
==Matériel nécessaire==&lt;br /&gt;
===Consommables===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités, et où on peut les trouver.&lt;br /&gt;
===Equipement===&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
==Protocole==&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes à effectuer pour faire le test.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_pH_du_sol&amp;diff=26766</id>
		<title>Analyse du pH du sol</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_pH_du_sol&amp;diff=26766"/>
		<updated>2017-04-19T17:59:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Introduction=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont présentées ici trois méthodes pour tester le pH d&#039;un sol soi-même, le point de départ étant [http://fr.wikihow.com/tester-le-pH-de-votre-sol ce protocole]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le pH du sol est inférieur à 7, on s&#039;expose dangereusement à la pollution au plomb (très répandue en ville) en consommant des légumes produits sur un sol urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tests de pH présentés ici ont été effectués sur des échantillons de terre prélevés à Jardin C par les participant.e.s à l&#039;atelier de recherche ouverte sur le kit d&#039;analyse du sol du 21 avril 2017, animé par Michka Mélo et Thomas Bernardi à Plateforme C dans le cadre du programme de recherche &amp;quot;agriculture urbaine &amp;amp; fablabs&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une page Fablabo complète sur les analyses du sol à faire soi-même se trouve [[Analyse_du_sol_à_faire_soi_même|ici]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Papier pH=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;br /&gt;
=Vinaigre et bicarbonate=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;br /&gt;
=Chou rouge=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26765</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26765"/>
		<updated>2017-04-19T17:56:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Métaux lourds - Incursion en spectrométrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law des mesures quantitatives de concentration en Nickel], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Légumes_qualité_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26764</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26764"/>
		<updated>2017-04-19T17:55:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Méthodes de dépollution */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living ici]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Légumes_qualité_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26763</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26763"/>
		<updated>2017-04-19T17:47:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [ici http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Analyse_colorimétrique_du_plomb|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Analyse_colorimétrique_du_cadmium|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Plantes_bio-indicatrices|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Voltamétrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Spectrométrie|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie &amp;quot;Hack&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Légumes_qualité_hack|Page dédiée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles autres solutions que ce kit pour produire des légumes de qualité en ville ? Laissez libre cours à votre inventivité !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Atelier du 21 avril =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Journaux de recherche ==&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des journaux de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pages Wiki dédiées pour chaque axe de recherche ==&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
* Mettre ici les liens des pages wiki dédiées de chaque groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26742</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26742"/>
		<updated>2017-04-19T12:31:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Analyse colorimétrique du plomb */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [ici http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26741</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26741"/>
		<updated>2017-04-19T12:31:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Analyse colorimétrique du cadmium */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [ici http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26740</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26740"/>
		<updated>2017-04-19T12:30:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Projets */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [ici http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Analyse_du_pH_du_sol|Analyse du pH du sol]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_pH_du_sol&amp;diff=26739</id>
		<title>Analyse du pH du sol</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_pH_du_sol&amp;diff=26739"/>
		<updated>2017-04-19T12:30:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : Page créée avec « =Introduction=  Sont présentées ici trois méthodes pour tester le pH d&amp;#039;un sol soi-même, le point de départ étant [http://fr.wikihow.com/tester-le-pH-de-votre-sol ce... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Introduction=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont présentées ici trois méthodes pour tester le pH d&#039;un sol soi-même, le point de départ étant [http://fr.wikihow.com/tester-le-pH-de-votre-sol ce protocole]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le pH du sol est inférieur à 7, on s&#039;expose dangereusement à la pollution au plomb (très répandue en ville) en consommant des légumes produits sur un sol urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tests de pH présentés ici ont été effectués sur des échantillons de terre prélevés à Jardin C par les participant.e.s à l&#039;atelier de recherche ouverte sur le kit d&#039;analyse du sol du 21 avril 2017, animé par Michka Mélo et Thomas Bernardi à Plateforme C dans le cadre du programme de recherche &amp;quot;agriculture urbaine &amp;amp; fablabs&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une page Fablabo complète sur les analyses du sol à faire soi-même se trouve [[Analyse_du_sol_à_faire_soi_même|ici]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Papier pH=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;br /&gt;
=Vinaigre et bicarbonate=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;br /&gt;
=Chou rouge=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Test_de_pH&amp;diff=26738</id>
		<title>Test de pH</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Test_de_pH&amp;diff=26738"/>
		<updated>2017-04-19T12:27:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : Page blanchie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Test_de_pH&amp;diff=26737</id>
		<title>Test de pH</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Test_de_pH&amp;diff=26737"/>
		<updated>2017-04-19T12:26:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Introduction=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont présentées ici trois méthodes pour tester le pH d&#039;un sol soi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tests de pH présentés ici ont été effectués sur des échantillons de terre prélevés à Jardin C par les participant.e.s à l&#039;atelier de recherche ouverte sur le kit d&#039;analyse du sol du 21 avril 2017, animé par Michka Mélo et Thomas Bernardi à Plateforme C dans le cadre du programme de recherche &amp;quot;agriculture urbaine &amp;amp; fablabs&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une page Fablabo complète sur les analyses du sol à faire soi-même se trouve [[Analyse_du_sol_à_faire_soi_même|ici]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Papier pH=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;br /&gt;
=Vinaigre et bicarbonate=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;br /&gt;
=Chou rouge=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Test_de_pH&amp;diff=26736</id>
		<title>Test de pH</title>
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		<updated>2017-04-19T12:25:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Introduction=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tests de pH présentés ici ont été effectués sur des échantillons de terre prélevés à Jardin C par les participant.e.s à l&#039;atelier de recherche ouverte sur le kit d&#039;analyse du sol du 21 avril 2017, animé par Michka Mélo et Thomas Bernardi à Plateforme C dans le cadre du programme de recherche &amp;quot;agriculture urbaine &amp;amp; fablabs&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une page Fablabo complète sur les analyses du sol à faire soi-même se trouve[[Analyse_du_sol_à_faire_soi_même|ici]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Papier pH=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;br /&gt;
=Vinaigre et bicarbonate=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;br /&gt;
=Chou rouge=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les matériaux consommés pour le test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
* Lister ici tous les outils nécessaires au test, ainsi que leurs quantités.&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
* Préciser également toutes les erreurs à ne pas faire, ou des conseils à destination de celles/ceux qui feront le test sur la base de cette page.&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
* Lister ici les résultats obtenus au test.&lt;br /&gt;
==Discussion et conclusion==&lt;br /&gt;
* Discuter ici du résultat obtenu au test, en le comparant avec ceux des autres méthodes. Mettre en perspective le résultat en fonction du protocole, de la précision de la méthode, et concluez sur la fiabilité de la valeur obtenue et sur des mesures complémentaires éventuelles à faire pour la compléter.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Test_de_pH&amp;diff=26735</id>
		<title>Test de pH</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Test_de_pH&amp;diff=26735"/>
		<updated>2017-04-19T12:15:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Protocole */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Introduction=&lt;br /&gt;
=Papier pH=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes effectuées pour faire le test, agrémentées d&#039;images quand vous en avez.&lt;br /&gt;
* Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
=Vinaigre et bicarbonate=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
=Chou rouge=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Test_de_pH&amp;diff=26734</id>
		<title>Test de pH</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Test_de_pH&amp;diff=26734"/>
		<updated>2017-04-19T12:15:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Protocole */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Introduction=&lt;br /&gt;
=Papier pH=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
* Décrire ici point par point les étapes du protocole&lt;br /&gt;
* Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
=Vinaigre et bicarbonate=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
=Chou rouge=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Test_de_pH&amp;diff=26733</id>
		<title>Test de pH</title>
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		<updated>2017-04-19T12:14:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Introduction=&lt;br /&gt;
=Papier pH=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
=Vinaigre et bicarbonate=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
=Chou rouge=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
====Consommables====&lt;br /&gt;
====Equipements====&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
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		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Test_de_pH&amp;diff=26732</id>
		<title>Test de pH</title>
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		<updated>2017-04-19T12:13:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : Page créée avec « =Introduction= =Papier pH= ==Matériel et méthodes== ===Matériel nécessaire=== ===Protocole=== Préciser les quantités et les temps d&amp;#039;attente / de latence, ainsi que t... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Introduction=&lt;br /&gt;
=Papier pH=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
=Vinaigre et bicarbonate=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;br /&gt;
=Chou rouge=&lt;br /&gt;
==Matériel et méthodes==&lt;br /&gt;
===Matériel nécessaire===&lt;br /&gt;
===Protocole===&lt;br /&gt;
Préciser les quantités et les temps d&#039;attente / de latence, ainsi que toute suspicion de défaut dans le test - erreurs de manipulations, facteurs imprévus susceptibles de faire évoluer le résultat, etc&lt;br /&gt;
==Résultats==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26731</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
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		<updated>2017-04-19T12:08:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [ici http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Test_de_pH|Test de pH]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26730</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26730"/>
		<updated>2017-04-19T12:06:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [ici http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[Test_de_pH Test de pH]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26631</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26631"/>
		<updated>2017-03-28T14:46:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Webographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:EnAvant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [ici http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://blog.p2pfoundation.net/from-oil-age-to-soil-age/2017/03/28 Post de blog de la P2P Foundation sur le suivi collaboratif d&#039;organismes vivants dans le sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26497</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26497"/>
		<updated>2017-03-03T14:41:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Métaux lourds - Voltamétrie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [ici http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26496</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26496"/>
		<updated>2017-03-03T14:40:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Pistes de projets */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [&lt;br /&gt;
http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [ici http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes de projets envisagées suite à la recherche documentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du plomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du plomb.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rappelons que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les concentrations problématiques semblent être &amp;gt; 400 pm, combiné à un ph &amp;lt; 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du plomb. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse colorimétrique du cadmium ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [le kit d&#039;analyse colorimétrique des métaux lourds http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm], et prenant acte de [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 l&#039;identification du plomb comme un des principaux polluants problématiques pour l&#039;agriculture et le jardinage urbain], il semble intéressant de voir si il serait envisageable de développer/documenter un processus simple de quantification colorimétrique du cadmium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait intéressant de comprendre :&lt;br /&gt;
* Comment fonctionne l&#039;analyse colorimétrique du cadmium. Par titrage ?&lt;br /&gt;
* Si c&#039;est bien de titrage qu&#039;il s&#039;agit, quels réactifs de titrage permettent de quantifier la concentration, et à quel niveau de concentration cette méthode fonctionne-t-elle ?&lt;br /&gt;
* Une fois le réactif identifié, quel est son coût et sa disponibilité pour des non-spécialistes ? Doit-il faire l&#039;objet de précautions d&#039;usage particulières ?&lt;br /&gt;
* Est-ce que la couleur naturelle du sol présente un problème dans l&#039;évaluation de la concentration ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plantes bio-indicatrices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En s&#039;appuyant sur [https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature l&#039;encyclopédie des plantes bio-indicatrices] et sur [http://permaforet.blogspot.be/2013/04/plantes-bio-indicatrices.html d&#039;autres sources éventuelles] comme [https://sites.google.com/site/tpesurlaphytoremediationgroupe/La-depollution-des-metaux-lourds des listes de plantes hyper-accumulatrices de métaux], il pourrait être intéressant de produire un petit document de référence à destination des jardiniers urbains leur permettant d&#039;identifier, à partir de la biodiversité d&#039;un terrain, les polluants éventuels présents dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une application sur un cas concret, par exemple Jardin C, serait sans doute intéressant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voltamétrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la voltammétrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Spectrométrie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme mentionné dans la section sur les méthodes d&#039;analyse, la spectrométrie semble être une méthode utilisée par des machines complexes pour identifier des métaux lourds. Peut-on s&#039;appuyer sur cette méthode en concevant une machine &amp;quot;à portée de fablab&amp;quot; pour identifier/quantifier les polluants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points de départ DIY mentionnés dans la partie &amp;quot;spectrométrie&amp;quot; de la section &amp;quot;méthodes d&#039;analyse&amp;quot; sont peut-être utiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La documentation sur la spectrophotométrie de tels composés peut probablement s&#039;avérer intéressante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26495</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26495"/>
		<updated>2017-03-03T14:13:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes. Il est présent dans certains produits à base de zinc, comme les récipients de jardins galvanisés. Il est également utilisés dans certains processus de vulcanisation impliqués dans la fabrication des pneus.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [&lt;br /&gt;
http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
== Méthodes de dépollution ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;après l&#039;étude de Greenloop, on retiendra principalement quatre type de façon de réagir à un sol pollué :&lt;br /&gt;
* Recouvrir le sol pollué avec une bâche étanche&lt;br /&gt;
* Excaver le sol pollué&lt;br /&gt;
* Laver le sol pollué, ce qui est coûteux et très intensif en équipement&lt;br /&gt;
* Extraction des polluants du sol par la vapeur, ce qui est efficace, mais rencontre les mêmes problèmes que le lavage&lt;br /&gt;
* Dépollution biologique du sol par la stimulation de la vie microbienne du sol (efficace contre les polluants organiques, protocole simple [ici http://www.goodreads.com/book/show/2367358.Toolbox_for_Sustainable_City_Living]), par les plantes accumulatrices de métaux (processus lent) ou par les champignons (actuellement en développement technique, contre les polluants organiques notamment).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
* Attention de ne pas composter les plantes polluées ! Les polluants repartiraient dans le compost, puis dans le sol, dans les plantes, etc&lt;br /&gt;
* Le compostage est toutefois assez efficace pour se débarrasser de certains polluants organiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26494</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26494"/>
		<updated>2017-03-03T13:50:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [&lt;br /&gt;
http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers urbains ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est beaucoup plus risqué de s&#039;intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l&#039;alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Niveau de risque de la parcelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se renseigner sur l&#039;historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.&lt;br /&gt;
* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.&lt;br /&gt;
* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avant de cultiver ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C&#039;est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...&lt;br /&gt;
* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l&#039;arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d&#039;activité à risque identifiée préalablement dans l&#039;histoire de la parcelle.&lt;br /&gt;
* En cas d&#039;analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.&lt;br /&gt;
* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.&lt;br /&gt;
* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d&#039;accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude de TU Berlin] (elle-même contestée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pendant la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il faut également veiller à la qualité de l&#039;eau d&#039;irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).&lt;br /&gt;
* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d&#039;autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l&#039;intérieur des îlots d&#039;habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.&lt;br /&gt;
* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d&#039;atteindre ceux en mesure d&#039;intoxiquer le jardinier.&lt;br /&gt;
* Le plomb n&#039;est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Après la culture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Laver les légumes-feuille permettrait d&#039;éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.&lt;br /&gt;
* Eplucher les légunes-racines permettrait d&#039;éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26493</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26493"/>
		<updated>2017-03-03T13:12:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* SAMU de l&amp;#039;Environnement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [&lt;br /&gt;
http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible financièrement et techniquement à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26492</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26492"/>
		<updated>2017-03-03T13:12:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Pistes de projets */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [&lt;br /&gt;
http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
== SAMU de l&#039;Environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phase de recherche documentaire fut l&#039;occasion d&#039;une découverte amusante : l&#039;existence d&#039;un [https://fr.wikipedia.org/wiki/Samu_de_l&#039;environnement SAMU de l&#039;environnement], un laboratoire mobile capable de se déplacer sur un site et de quantifier 200 composés dans l&#039;environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A quand un SAMU de l&#039;environnement autonome, accessible à une association de quartier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26491</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26491"/>
		<updated>2017-03-03T13:09:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Principaux polluants */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Biodisponbilité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La biodisponibilité des polluants se définit comme leur capacité à être captée dans le sol par les êtres vivants, notamment les plantes. Cette biodisponibilité varie largement selon [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols un certain nombre de paramètres] dont :&lt;br /&gt;
* le pH du sol, &lt;br /&gt;
* son hydromorphie (le comportement de l&#039;eau dans celui-ci), &lt;br /&gt;
* la température, &lt;br /&gt;
* la quantité de matière organique, &lt;br /&gt;
* l&#039;interaction entre les polluants, &lt;br /&gt;
* la (micro)faune du sol&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette complexité de l&#039;interaction sol-polluants et son effet sur la biodisponibilité de ceux-ci, et donc la proportion que l&#039;on va en retrouver dans les plantes que nous consommons, complique fortement la tâche d&#039;analyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Effet cocktail ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère nocif d&#039;un polluant n&#039;est pas une constante. Les polluants combinés entre eux ou à d&#039;autres substances bénignes peuvent être plus ou moins nocifs que chacune des substances prises séparemment. C&#039;est ce qu&#039;on appelle l&#039;effet cocktail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci complique d&#039;autant plus l&#039;analyse qu&#039;une substance abondante et parfaitement bénigne peut potentiellement aggraver franchement l&#039;effet d&#039;un polluant. Que doit-on alors détecter ? Simplement le polluant, ou aussi toute substance susceptible d&#039;en empirer les effets ? Pour faciliter le tout, le niveau de connaissance sur les effets cocktails est encore très faible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, à la complexité de leurs interactions mutuelles et avec d&#039;autres facteurs, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer et au difficile choix à faire, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [&lt;br /&gt;
http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26490</id>
		<title>Analyse du sol à faire soi même</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fablabo.net/index.php?title=Analyse_du_sol_%C3%A0_faire_soi_m%C3%AAme&amp;diff=26490"/>
		<updated>2017-03-03T12:16:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Michka : /* Méthodes d&amp;#039;analyses */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Projet&lt;br /&gt;
|status=Experimental&lt;br /&gt;
|status_pub=Publié&lt;br /&gt;
|image=Jardin-Planete-Lilas.JPG&lt;br /&gt;
|description=Un kit d&#039;analyse du sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers.&lt;br /&gt;
|license=CC-by-sa-3.0&lt;br /&gt;
|contributeurs=Michka&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux jardins partagés fleurissent en ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jardiniers, régulièrement installés sur des terrains en friche ou à l&#039;abandon, sont régulièrement confrontés à la question de la pollution du sol du terrain sur lequel ils s&#039;installent, terrain dont ils ne connaissent souvent pas l&#039;historique. Problème : les analyse de sol effectuées dans les laboratoires professionnels coûtent plusieurs centaines d&#039;euros. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrions-nous nous appuyer sur les fablabs et leur équipement pour permettre aux jardiniers et agriculteurs (péri-)urbains de faire leurs propres analyse de sol ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de cette page est d&#039;investiguer sur les protocoles d&#039;analyse de sol, de les démocratiser, et d&#039;évaluer la faisabilité d&#039;un kit d&#039;analyse de sol à bas coût et fiable à destination des jardiniers urbains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exploration fait partie du programme de recherche-action &amp;quot;Agriculture urbaine &amp;amp; Fablab&amp;quot;. Cet [http://www.pingbase.net/couverture/agriculture-urbaine-et-fablab article] en trace rapidement les grands enjeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cadre ==&lt;br /&gt;
L&#039;[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol analyse de sol] consiste en deux grands types de méthodes :&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse de la &#039;&#039;&#039;qualité agronomique&#039;&#039;&#039; du sol, déterminée entre autres par son pH, sa granulométrie, sa teneur en matière organique, ainsi qu&#039;en azote, en phosphore et en potassium.&lt;br /&gt;
* L&#039;analyse des &#039;&#039;&#039;polluants&#039;&#039;&#039; potentiellement présents dans le sol, et susceptible d&#039;affecter la santé humaine lors de la consommation des produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons aborder le second axe en priorité, notre enjeu à ce stade étant moins l&#039;optimisation de la production que s&#039;assurer que la production alimentaire urbaine soit comestible sans impact négatif démesuré sur la santé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Recherche documentaire =&lt;br /&gt;
Comme tout projet, commençons par une nécessaire phase de recherche documentaire, ayant pour objectifs :&lt;br /&gt;
* d&#039;aborder les éléments scientifiques et techniques nécessaires à la compréhension des enjeux de la pollution des sols et de son impact sur notre alimentation. &lt;br /&gt;
* de faire un état des lieux des développements dans la détection de la pollution du sol et des stratégies de remédiation existantes, notamment à l&#039;usage de non-spécialistes, aux capacités d&#039;investissement modestes, mais disposant de l&#039;équipement d&#039;un fablab et du savoir-faire de sa communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principaux polluants ==&lt;br /&gt;
=== Dans le sol ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols page Wikipédia dédiée à la pollution des sols] fournit une liste assez exhaustive des polluants que l&#039;on peut trouver dans les sols :&lt;br /&gt;
* Métaux lourds (à comparer au fond géochimique naturel)&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)&lt;br /&gt;
* Composés organiques volatils (COV)&lt;br /&gt;
* Huiles minérales&lt;br /&gt;
* Goudrons&lt;br /&gt;
* Hydrocarbures halogénés volatils&lt;br /&gt;
* Organochlorés&lt;br /&gt;
* Polychlorobiphényle (PCB)&lt;br /&gt;
* Polychloroterphényles (PCT)&lt;br /&gt;
* Dioxines&lt;br /&gt;
* Furanes&lt;br /&gt;
* Phénols&lt;br /&gt;
* Chlorophénols&lt;br /&gt;
* Cyanures&lt;br /&gt;
* Pesticides&lt;br /&gt;
* Phtalates&lt;br /&gt;
* Esters phtalliques&lt;br /&gt;
* Subtances chimiques à usage militaire&lt;br /&gt;
* Explosifs&lt;br /&gt;
* Munitions non explosées&lt;br /&gt;
* Eutrophisants (nitrates, phosphates)&lt;br /&gt;
* Acides, bases&lt;br /&gt;
* Radionucléides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette liste est issue d&#039;[http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf un riche et volumineux guide méthodologique] édité par le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), indiquant comment agir face aux sols pollués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces polluants se classent en deux grandes familles :&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;métalliques&#039;&#039;&#039;, incluant principalement les métaux lourds.&lt;br /&gt;
* Les polluants &#039;&#039;&#039;organiques&#039;&#039;&#039;, incluant la grande majorité des autres, du goudron aux huiles minérales en passant par les dioxines, les phtalates ou encore les COV et les HAP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à ces très nombreuses sources de pollution, et donc au très grand nombre de méthodes d&#039;analyses permettant de les évaluer, nous allons tenter de prioriser ces sources selon :&lt;br /&gt;
* leur &#039;&#039;&#039;occurrence&#039;&#039;&#039; dans notre contexte d&#039;étude - milieu urbain susceptible d&#039;être cultivé ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;risque&#039;&#039;&#039; qu&#039;elles représentent par rapport à la santé humaine dans ce contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons donc pour cela nous plonger dans quelques études analysant les polluants présents dans notre alimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dans les aliments ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Polluants dans les aliments - Etude de l&#039;ANSES ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vaste étude de l&#039;ANSES, commentée dans [http://www.consoglobe.com/polluants-plus-frequents-alimentation-cg un article de Consoglobe], aborde la question des polluants dans les aliments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
20&#039;000 produits ont été analysés, issus de 1&#039;500 points de vente, et 445 substances ont été identifiées. Parmi celles-ci :&lt;br /&gt;
* 307 substances ne dépassent pas leur Valeur Toxique de Référence (VRT).&lt;br /&gt;
* 54 substances sont présentes à des niveaux supérieurs à la VRT.&lt;br /&gt;
* L&#039;ANSES n&#039;a pas pu se prononcer sur la teneur des 72 substances restantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les substances présentes à des niveaux inquiétants, on rencontre :&lt;br /&gt;
* L&#039;acrylamide, qui a l’air lié à la friture (présent dans les frites, chips, biscuits, pommes de terre sautées)&lt;br /&gt;
* L&#039;aluminum, lorsque les emballages en aluminium sont par des aliments acides (tomate, citron, rhubarbe, etc)&lt;br /&gt;
* L&#039;arsenic, présent dans les poissons, crustacés, mollusques, le lait, l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Le cadmium, accumulé par céréales, tubercules, champignons, et les algues. Le risque est a priori réduit en agriculture biologique.&lt;br /&gt;
* Le diméthoate, pesticide présent dans les endives et les cerises&lt;br /&gt;
* Les dioxines, qui n’ont pas l’air présentes dans les légumes&lt;br /&gt;
* L&#039;hexachlorobenzène (HCB), un fongicide présent dans les semences de blé.&lt;br /&gt;
* Le mercure, apparemment non présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les mycotoxines, présentes dans les céréales, le pâtes, le chocolat, le pain, et les produits de panification sèche&lt;br /&gt;
* Les nitrates et les nitrites, utilisés comme antioxydants de charcuterie, et présents dans l&#039;eau&lt;br /&gt;
* Des pesticides&lt;br /&gt;
* Le PCB, pas trop présent dans les légumes&lt;br /&gt;
* Les sulfites présents dans les boissons alcoolisées&lt;br /&gt;
* Le plomb apparemment peu présent dans les légumes (sauf si ils ont poussé dans les milieux acides, [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 d&#039;après l&#039;étude de Greenloop])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;article commentant l&#039;étude ne précise pas si ces polluants proviennent du sol ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Métaux lourds du jardin - Etude de TU Berlin ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons donc poursuivi avec [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf une autre étude], produite par une équipe urkaino-allemande, adressant la question de l&#039;impact de la pollution atmosphérique sur la production des jardins berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude, recensée dans plusieurs articles ([http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3432_jardin_ouvrier_sante.php Notre planète], [http://www.consommerdurable.com/2012/11/risques-avoir-potager-ville-pesticides-polluants-automobile-gaz-metaux-zinc-cadnium/ Consommer durable], [http://www.consoglobe.com/potagers-urbains-quels-risques-pollution-cg/2 Consoglobe], [http://www.toutvert.fr/risque-de-pollution-des-potagers-urbains/ Tout Vert]), montre notamment que :&lt;br /&gt;
* Les tomates cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 11 fois plus de cadmium et 5 fois plus de nickel que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
* Les blettes cultivées en ville proche des voies de circulation contenaient 7 fois plus de zinc que celles trouvées au supermarché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, grosse faille méthodologique : les chercheurs n&#039;ont pas analysé les polluants du sol. &lt;br /&gt;
* Difficile donc de savoir si la source de la pollution est l&#039;atmosphère ou le sol&lt;br /&gt;
* Difficile également de savoir quels mécanismes mènent à une telle accumulation de métaux lourds dans les légumes : certains légumes seraient-ils plus sensibles que d&#039;autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude berlinoise ne trace par ailleurs que les métaux lourds, et pas les autres polluants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Où est vraiment le problème ? - Etude de Greenloop ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 Une troisième étude], menée à Bruxelles par Gauthier Chapelle, du bureau d&#039;études Greenloop, fait un peu le tri dans les différentes études menées en milieu urbain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette étude mentionne notamment une règle établissant que :&lt;br /&gt;
* les légumes-fruits et les fruits sont les moins susceptibles d&#039;accumuler les métaux lourds, notamment les tomates, aubergines, poivrons, gombos (graines), courges, maïs, concombres, melons, pois, haricots écossés, bulbes d’oignons, et fruitiers (pommiers &amp;amp; poiriers).&lt;br /&gt;
* les légumes-racines les accumulent un peu plus, notamment les carottes, betteraves, pommes de terre, et navets.&lt;br /&gt;
* les légumes-feuille, comme la laitue, les épinards, blettes, choux, brocolis, choux-fleurs, haricots verts, petits pois non écossés, et plantes aromatiques les accumulent nettement plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette règle est toutefois contredite par certaines analyses de l&#039;étude berlinoise, qui prennent le contrepied de ces observations, montrant que certains légumes-fruits accumulent plus que les légumes-racines ou légumes-feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;ailleurs, les bruxellois se refusent eux-même d&#039;ériger cette règle en principe, évoquant le fait que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte : pH du sol, type de plante, type de pollution, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;étude bruxelloise établit également une hiérarchie dans les métaux lourds les plus &amp;quot;à risque&amp;quot; en agriculture urbaine, listant en particulier :&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;plomb&#039;&#039;&#039;, très fréquent, mais peu assimilable, sauf si le sol est acide ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;cadmium&#039;&#039;&#039;, moins fréquent, mais très toxique et très facilement assimilable pour les plantes.&lt;br /&gt;
Nous les retiendrons donc comme les principaux métaux à surveiller avec notre kit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Doses à ne pas dépasser ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l&#039;étude berlinoise] que [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 les annexes de l&#039;étude de Greenloop] contiennent des éléments quantitatifs sur les doses tolérables (selon les normes, selon l&#039;OMS) de certains polluants dans les sols et dans les aliments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthodes d&#039;analyses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le high-tech exhaustif de haut vol du BRGM (&amp;amp; collègues) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans [http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-50128-FR.pdf le même guide du BRGM] cité ci-dessus sont listées et détaillées de très nombreuses méthodes d&#039;analyses permettant d&#039;identifier et de quantifier les polluants du sol. La plupart de ces méthodes font appel à des compétences et des équipements inadaptés à notre contexte. Ce document reste toutefois une excellente référence, et un bon point de départ pour &amp;quot;low-techiser&amp;quot; certaines de ces méthodologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons également identifié deux autres documents du même type pouvant servir de base de départ :&lt;br /&gt;
* [http://www.record-net.org/storage/etudes/04-0510-1A/rapport/Rapport_record04-0510_1A.pdf Un document] abordant les techniques d&#039;échantillonnage en vue de l&#039;évaluation de la pollution&lt;br /&gt;
* [http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=3301 Une grille de lecture] permettant, par questions, de mener à bien un protocole cohérent d&#039;échantillonnage et d&#039;analyse d&#039;un sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Incursion en spectrométrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans notre effort de concentration sur certains des polluants les plus problématiques, nous avons suivi les pas des chercheurs berlinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirés par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf la section &amp;quot;Matériel et méthodes&amp;quot; de leur article], détaillant leur protocole de quantification des métaux lourds par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A9trie_d%27absorption_atomique spectrométrie d&#039;absorption atomique], nous avons investigué sur les possibilités d&#039;un spectromètre à portée de fablab.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons assez rapidement trouvé deux modèles inspirants à faire nous-même :&lt;br /&gt;
* [https://publiclab.org/wiki/video-spectrometer-construction Ceux de PublicLab], ayant déjà été utilisés pour faire [des mesures quantitatives de concentration en Nickel https://publiclab.org/notes/straylight/05-13-2013/using-the-spectroscope-for-analysis-of-concentration-beer-s-law], pour [https://publiclab.org/notes/philippg/07-10-2013/water-quality-measurements-with-optical-spectroscopy analyser la qualité de l&#039;eau à partir de la présence de chlorophylle-a], et même [https://publiclab.org/notes/Guillaume123/01-21-2015/spectrometer-for-analysing-garden-soil la qualité (agronomique) du sol (nitrate/phosphore/potassium)]. [https://publiclab.org/notes/abdul/10-13-2016/desktop-spectrometry-starter-kit-3-0-instructions Des instruction de fabrication] sont disponibles, pour un coût matériel de 10-35 € selon les sources. Un logiciel d&#039;analyse des spectres, [https://spectralworkbench.org/ SpectralWorkBench] est également disponible en ligne.&lt;br /&gt;
* [http://hackteria.org/wiki/index.php/DIY_NanoDrop Celui d&#039;Hackteria], inspiré par le NanoDrop, un modèle omniprésent en laboratoire de biologie pour quantifier ADN et protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après analyse plus approfondie, notamment sur la sensibilité de telles machines, il semblerait que cette simple petite machine à faire-soi même ne soit pas suffisante. [http://www.fsr.ac.ma/cours/chimie/El%20hajji/chap%20IV%20S4.pdf Ce cours] et [http://www.cima.ualg.pt/piloto/UVED_Geochimie/UVED/site/html/1/1-3/1-3-2/1-3-2-4.html cette page] parlent tous deux d&#039;un atomiseur, une machine à haute température nettement plus complexe permettant de préparer les échantillons pour les rendre lisible par le spectromètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A première vue, cela semble un peu compliqué pour un fablab, mais je n&#039;attends que d&#039;être démenti par les maîtres-bricoleurs ayant fait leurs armes sur - par exemple - Sentier Battu :)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, nous sommes tombés sur [https://www.psiram.com/fr/index.php/OLIGOSCAN Oligoscan], un spectromètre portatif clamant pouvoir mesurer la quantité de métaux lourds présents dans le corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La page wiki où cet objet est recensé semble très sceptique, il faut donc analyser plus en profondeur l&#039;appareil et son fonctionnement pour comprendre si il y a quelque chose d&#039;intéressant à explorer ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Voltamétrie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre machine complexe qui semble pouvoir quantifier les métaux lourds dans un échantillon est [&lt;br /&gt;
http://www.mesureo.com/pages/Analyseur_Metaux_Lourds.html cet analyseur]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être que le principe physique sur lequel elle s&#039;appuie, à savoir la voltamétrie, serait une piste à explorer pour imaginer une machine plus simple (qui détecte au lieu de quantifier p. ex.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Indicateurs colorés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait également possible de quantifier (précisément ?) les métaux lourds avec des indicateurs colorés (donc par titrage, je présume ?).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.bioperfection.com/metaux-lourds/test.htm Ce kit] - un peu cher - est un bon point de départ. A creuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Métaux lourds - Bioindicateurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe deux grandes familles de bioindicateurs :&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;plantes&#039;&#039;&#039;, dont certaines poussent particulièrement bien dans les sites polluants, et démontrent souvent des capacités d&#039;accumulation desdits métaux intéressantes ;&lt;br /&gt;
* les &#039;&#039;&#039;animaux&#039;&#039;&#039;, comme [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_des_sols les escargots, les vers] ou [http://www.watchfrog.fr/ les grenouilles] dont les anomalies de développement, entre autres, servent à indiquer la présence de polluants influant - comme dans notre organisme - sur le fonctionnement des systèmes biologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;exposition volontaire d&#039;êtres vivants à des pollutions nocives posant des questions éthiques évidentes, nous proposons plutôt de nous pencher sur les méthodes d&#039;observation de la biodiversité présente sur les sites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;[https://www.leslibraires.fr/livre/1818665-encyclopedie-des-plantes-bio-indicatrices-alime--gerard-ducerf-promonature encyclopédie des plantes bio-indicatrices] permet ainsi, en identifiant plantes présentes sur un site donné, d&#039;identifier quelle est la qualité agronomique du sol et quels sont les polluants qui y sont présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semble possible de suivre un processus analogue en analysant la (micro-)faune du sol, et ceux se nourrissant de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode retient notre intérêt de par son caractère éminemment &amp;quot;low-tech&amp;quot; : une simple identification de la biodiversité permet d&#039;en savoir énormément sur la qualité du sol. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne s&#039;applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n&#039;est pas déjà lourdement contrôlée par l&#039;Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d&#039;une espèce, et pas seulement la qualité du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recommandations pour agriculteurs &amp;amp; jardiniers ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Pistes de projets =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Webographie =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_sol Analyse du sol sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=FKpBAAAAIAAJ&amp;amp;q=analyse+du+sol&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y Vieux livre sur l&#039;analyse du sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=5XxCAAAAcAAJ&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;br /&gt;
*[https://books.google.ch/books?id=6dL3RK0m_MQC&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;dq=analyse+du+sol&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q=analyse%20du%20sol&amp;amp;f=false Encore un autre livre sur l&#039;analyse de sol]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Michka</name></author>
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